RSE et eau en Afrique : de la déclaration à l'impératif
À l'occasion des Journées Nationales du Management de la Qualité et de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (JNMQ), François Olivier Gosso, Directeur Exécutif de l'Association Africaine de l'Eau et de l'Assainissement (AAEA), a livré un plaidoyer sans ambiguïté : la RSE dans le secteur de l'eau n'est plus une option stratégique, c'est une nécessité structurelle.
Les chiffres parlent d'eux-mêmes. En Afrique, près de 400 millions de personnes demeurent privées d'accès à une eau potable sûre et 800 millions sont sans assainissement de base. L'eau conditionne la santé, l'éducation, l'égalité de genre et la croissance économique, et chaque dollar investi dans ce secteur peut générer jusqu'à douze dollars de retombées. À cet effet, la responsabilité sociétale des opérateurs du secteur ne saurait rester un engagement de façade.
Des opérateurs comme la SODECI en Côte d'Ivoire, SEN'EAU au Sénégal ou l'ONEE au Maroc démontrent que la performance RSE et la viabilité économique ne s'opposent pas : elles se renforcent mutuellement. Force est de constater que le secteur eau-assainissement africain entre dans une ère de responsabilité assumée, où rendre compte est aussi un acte de souveraineté.